9782070360420Titre : La peste
 Auteur : Albert Camus
 Edition : Folio
 Année de parution : 1947 (1992 pour la présente édition)
 Nombre de pages : 279
 Genre : Classique

Synopsis

«– Naturellement, vous savez ce que c’est, Rieux?
– J’attends le résultat des analyses.
– Moi, je le sais. Et je n’ai pas besoin d’analyses. J’ai fait une partie de ma carrière en Chine, et j’ai vu quelques cas à Paris, il y a une vingtaine d’années. Seulement, on n’a pas osé leur donner un nom, sur le moment… Et puis, comme disait un confrère : « C’est impossible, tout le monde sait qu’elle a disparu de l’Occident. » Oui, tout le monde le savait, sauf les morts. Allons, Rieux, vous savez aussi bien que moi ce que c’est…
– Oui, Castel, dit-il, c’est à peine croyable. Mais il semble bien que ce soit la peste.»

Mon avis

Je trouve difficile de rédiger un avis sur un classique. Au fond, si les romans classiques se sont démarqués à leur époque et sont restés dans l’histoire, c’est qu’ils ont sans doute des qualités. Je ne me sens pas réellement le droit de les critiquer trop fortement. Je vais cependant essayer de donner mon ressenti sur ce livre.

J’étais un peu réticente au début de ma lecture car j’avais déjà lu « L’étranger » et je n’avais été que peu séduite. « La peste » est encore plus long que ce dernier, alors j’avais peur de prendre beaucoup de temps à le lire, sachant qu’il s’agit d’un texte essentiellement descriptif. J’ai donc plutôt été surprise en bien, car j’ai bien plus apprécié ce roman-là que le premier que j’avais lu de Camus. C’est certes assez long et lent, mais pas autant que j’aurais pu le craindre. On assiste à l’arrivée de la peste dans la ville d’Oran. Le narrateur, qui se veut le plus objectif possible, décrit de manière presque scientifique les différentes étapes de l’épidémie. Les quelques personnages que l’on suit ne m’ont pas particulièrement marquée, car le style (l’objectivité, en quelque sorte) les laisse distants, nous les décrit de manière assez froide. Celui auquel j’ai le plus croché est le docteur Rieux, mais c’est sûrement parce que c’est celui sur lequel on en apprend le plus. Les phrases à portée philosophique disséminées tout au long de l’histoire ne m’ont pas forcément plus touchée que ça, mais en réalité, je n’ai pas cherché à les analyser plus avant. De même pour l’histoire en général, je n’ai pas essayé de voir de métaphores dans la maladie, sauf peut-être celle du nazisme, assez connue et avouée par l’auteur lui-même. Je ne l’ai pas ressentie plus que ça, mais il faut admettre que lorsqu’il est question de fours crématoires et de fosses communes pour les morts, il est difficile de nier l’analogie.

Ce livre n’est certainement pas un coup de cœur pour moi, mais je pense que c’est un roman qu’il faut avoir lu au moins une fois.

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3 réflexions sur “La peste

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