Titre : Paranoïa
 Auteur : Melissa Bellevigne
 Edition : Hachette (Black Moon)
 Année de parution : 2016
 Nombre de pages : 320
 Genre : Jeunesse, Fantastique

Synopsis

Lisa Hernest, psychiatre reconnue et spécialisée dans les cas complexes, est appelée à l’institut Saint-Vincent en périphérie de Paris. Elle va rencontrer sa nouvelle patiente : Judy Desforêt, internée pour paranoïa et hallucinations, enceinte de cinq mois et qui refuse de s’alimenter. Dès leur première entrevue, la jeune femme qui se dresse face à elle fait preuve d’une lucidité et d’un discernement hors pair. Et plus Lisa apprend à la connaître, plus leurs échanges viennent ébranler ses propres convictions professionnelles et personnelles. Entretien après entretien, Judy lui livre en effet une curieuse histoire, mêlant sa quête des racines familiales en Angleterre et la présence invisible d’un certain Alwyn, cet homme qui la suit comme son ombre depuis toujours. Progressivement, Lisa, l’experte en âmes fragiles, sent ses moyens lui échapper et Judy la déstabiliser. À mesure que les mois passent et que la date de l’accouchement approche, la vérité semble s’éloigner.

Mon avis

Je dois l’admettre d’entrée, j’ai beaucoup tardé à écrire cette chronique après ma lecture, certaines de mes impressions risquent d’être un peu floues. Je venais d’acheter ce roman au Salon du Livre de Genève, et si j’ai plutôt pour habitude de laisser traîner longtemps les livres dans ma PàL, j’ai décidé de l’en sortir assez vite, car il fait l’objet du live du 26 juin du club de lecture « Les moldus de lecture », organisé par Margaud Liseuse, Lili Bouquine, Bulledop et Les Lectures de Nine. Je voulais donc l’avoir lu avant le live, pour pouvoir en profiter un maximum. Autant le dire, je ne sais pas trop quoi penser de ma lecture.

Lisa est une psychiatre réputée, on fait appel à elle pour les cas difficiles. C’est donc tout naturellement qu’on lui demande de s’occuper de Judy, cette jeune fille qui a été laissée pour morte dans une ruelle de Londres alors qu’elle est enceinte. Peu à peu, Lisa réussit à faire parler la future maman. Celle-ci lui explique comment elle s’est retrouvée à Londres. Elle est partie sur la piste d’un mystère familial, à la recherche de la clé de son passé, mais surtout de la raison à la présence d’Alwyn, ce jeune homme qu’elle est la seule à voir depuis son enfance et qui ne l’a jamais quittée. Le pitch me semblait prometteur, j’aimais bien l’idée de nous retrouver dans la peau d’une psychiatre qui va essayer de comprendre sa patiente. Nous avons en réalité droit à deux points de vue différents : celui de Lisa et celui de Judy. Cela permet de s’attacher à chacune des deux femmes d’une manière différente. Le côté psychiatrique est un peu en retrait, car les chapitres consacrés à Lisa offrent surtout un aperçu de sa vie sentimentale ou une analyse de son envie de grossesse, par rapport à celle, non souhaitée, de sa patiente. J’ai bien aimé la problématique liée à la grossesse, mais j’ai parfois eu l’impression que Lisa tournait en rond, qu’elle répétait les mêmes erreurs, je la trouvais assez méchante avec son mari qui semblait pourtant toujours prêt à l’aider. Les chapitres écrits du point de vue de Judy nous projettent dans le passé de la jeune fille, nous font suivre son voyage à Londres, son enquête. J’ai trouvé son récit plaisant à suivre, peut-être un poil trop irréaliste (je ne parle pas de la présence d’Alwyn, mais du déroulement de ses recherches). Alwyn en lui-même m’a bien plu, même si j’ai été dérangée par le fait que parfois il peut toucher Judy et les choses qui l’entourent, et d’autres fois il passe à travers ; ce n’était pas forcément très cohérent. Du côté de l’aspect marketing, la phrase d’accroche « l’une est la seule à le voir, l’autre est la seule à la croire » est assez mensongère, à aucun moment Lisa ne semble vraiment croire Judy.

D’une manière générale, j’ai trouvé que le roman de Melissa Bellevigne posait des bases intéressantes, qu’elle avait de bonnes idées, mais que malheureusement elle ne les exploitait pas totalement. Je n’aurais pas été contre un roman plus long, qui aurait creusé les pistes lancées par l’auteure. Ça reste un premier roman prometteur, car la plume de Melissa est très jolie, assez fluide ; ma lecture a été très agréable, tout en douceur.

J’aurais du mal à recommander ou non ce livre, vous en avez probablement déjà entendu parler, donc à vous de décider s’il vous tente ou non, et le cas échéant, de vous faire votre propre avis !

Cette chronique figure aussi sur le blog lesbouquinsdechloe

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18 réflexions sur “Paranoïa

  1. J’entends beaucoup parlé de ce livre et lors de sa sortie le résumé m’intriguais et il me faisais pas mal envie … Mais depuis j’ai lu pas mal de critiques assez mitigés qui m’ont freiné dans la découverte de ce roman … Du coup il ne fait plus parti de mes priorités ^^

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